Nicolas Beaupré
Fellowship 2015
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Maître de conférences en histoire (université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand), ancien membre de l’IUF (2010-2015), il est également membre du Comité directeur du Centre international de recherche de l'historial de la Grande Guerre de Péronne. Spécialiste de la Grande Guerre et de ses conséquences littéraires, culturelles, sociales et politiques en France et en Allemagne, il a notamment publié : Ecrire en guerre, écrire la guerre. France-Allemagne 1914-1920 (CNRS éditions, 2006, rééd. 2013), ouvrage qui a obtenu trois prix. Plus récemment, l’on peut mentionner Les Grandes Guerres 1914-1945 (Belin, 2012), une synthèse de près de 1 200 pages sur l’histoire de la France dans l’ombre des deux guerres mondiales. Il a également publié La France en guerre 1914-1918 (Belin, 2013) et Les français dans la guerre 1939-1945 (Belin, 2015).
Son livre Le traumatisme de la Grande Guerre. Histoire franco-allemande 1918-1933 (Presses universitaires du septentrion, 2012) a reçu le Prix parlementaire franco-allemand 2013. Il est paru en allemand sous le titre Das Trauma des Krieges (1918-1932/33). Deutsch-französische Geschichte Band VIII (WBG, 2009). Il a récemment dirigé avec Anne Rasmussen et Heather Jones Dans la Guerre 1914-1918. Accepter, endurer, refuser (Les Belles Lettres, 2015).
Ses recherches actuelles s’articulent autour de deux axes principaux : l’histoire des occupations militaires en temps de paix dans l’entre-deux-guerres et la question des temporalités et de l’expérience du temps dans les sociétés belligérantes en 1914-1918.
Livre résultant du projet : En temps de guerre (1914-1918), Presses universitaires de France (PUF), 2023
(Crédit photo : Claude Truong-Ngoc)
Temps de guerre. Expériences, perceptions et représentations du temps pendant la Grande Guerre (1914-1918)
Depuis environ vingt ans, l’histoire de la Grande Guerre est en plein renouvellement. L’histoire culturelle a profondément bouleversé l’écriture de ce conflit en plaçant la focale sur les acteurs sociaux et sur la manière dont ils se représentaient le monde en guerre. Dans le même temps, l’écriture de l’histoire est devenue de plus en plus transnationale. C’est dans ce double changement de paradigme que s’inscrit ce projet de rédaction d’un livre, qui devrait contribuer à une meilleure compréhension de l’inscription des hommes et des femmes dans le temps de guerre. Cent ans après le début du conflit, il ambitionne d’en proposer une nouvelle lecture en se penchant sur la manière dont les acteurs sociaux ont vécu, perçu et représenté le temps entre 1914 et 1918. Ont-ils pris la mesure de l’entrée dans une nouvelle temporalité de guerre, voire dans une nouvelle époque ? Ont-ils perçu ce changement comme une « rupture », un « basculement », un « glissement » dans la guerre ou encore comme un « épaississement » de la trame du temps ou l’ouverture d’une parenthèse ? Qu’impliquent ces diverses représentations ? Le rapport particulier avec une mort de masse anonyme a-t-il eu des effets sur la manière de vivre, de percevoir, de mettre en récit sa propre finitude et son inscription dans le temps ? Le temps a-t-il été vécu de la même manière sur le front, à l’arrière, dans les pays occupés et dans les différents pays belligérants ? Comment s’articulaient l’expérience d’un temps immobile et les attentes quasi eschatologiques placées dans la fin de la guerre ?



