Université de Strasbourg

Emilie Moulin

Fellowship 2015

ARCHIVE

Emilie Moulin

Emilie Moulin a débuté ses études en chimie à Toulouse (ENSCT) et à Paris (ENSPC), dans l’objectif de devenir ingénieur. Suite à un DEA en chimie organique à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris), elle rejoint en 2003 le groupe du professeur Nicolas Winssinger à l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (ISIS) de Strasbourg pour y effectuer une thèse dans le domaine de la synthèse totale des lactones d’acides résorcyliques. En 2007, Emilie intègre le groupe du professeur Aloïs Fürstner au Max Planck Institute für Kohlenforschung (Mülheim an der Ruhr, Allemagne) en tant que chercheur post-doctoral, où elle travaille sur la synthèse totale des léjimalides, macrolides aux propriétés anticancéreuses. Elle a reçu pour ce travail deux bourses post-doctorales prestigieuses : une de l'Association pour la recherche sur le cancer, et l’autre de la fondation Alexander von Humboldt. En 2008, elle rejoint l’équipe du professeur Nicolas Giuseppone en tant que chargée de recherche CNRS au sein de l'Institut Charles Sadron (Strasbourg) et soutient son habilitation à diriger les recherches (HDR) en 2014. Emilie Moulin s’intéresse actuellement à la synthèse de molécules complexes pour la construction de (bio-)matériaux supramoléculaires fonctionnels. Elle a plus particulièrement contribué activement au développement a) d'auto-assemblages de triarylamines qui présentent des propriétés de conductions électronique et optique exceptionnelles et b) de muscles artificiels constitués de machines moléculaires. Ce travail lui a valu en 2015 le prix « Les Espoirs de l’université de Strasbourg ».

Hybrides supramoléculaires ADN-triarylamine : vers la construction de nano-circuits origamis auto-assemblés

Post-doctorant : Junjun Tan

L’un des objectifs majeurs dans le domaine des nanotechnologies a trait à la fabrication de circuits électroniques miniaturisés à l’extrême. Pour atteindre cet objectif, les molécules d'ADN capables de s’auto-assembler de manière très précise ont été envisagées comme des outils prometteurs depuis la fin des années 90, toutefois leur conductivité électrique limitée et peu reproductible a affaibli cette approche. Plusieurs stratégies alternatives ont été proposées pour créer des hybrides d'ADN conducteurs, notamment en utilisant des métaux, des semi-conducteurs inorganiques ou des films polymères conducteurs, mais ces méthodes s'avèrent aujourd’hui peu sélectives et adressables, deux paramètres clés pour construire des nano-circuits.

Pour parer à ces problèmes, notre projet propose d’intégrer des nanofils supramoléculaires hautement conducteurs à base de triarylamines structurées sur un gabarit d'ADN. Nous espérons obtenir par cette méthodologie innovante des caractéristiques structurelles et fonctionnelles uniques (conductivité élevée, malléabilité, spécificité à une séquence d'ADN, adressabilité en 2D et 3D). En combinant une construction  chimique précise à l'échelle moléculaire et certains principes d'auto-assemblage, nous espérons programmer l’auto-organisation de ce nouveau type de matériaux hybrides  en nano-circuits. Ce projet espère impacter le domaine naissant de l'électronique biosupramoléculaire.

France 2030