Matilde Cordero-Erausquin
Fellowship 2013
ARCHIVE

Matilde Cordero-Erausquin est chercheuse au CNRS (CR1) à l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI, CNRS UPR 3212) à Strasbourg. Après des études à l’École normale supérieure, Matilde Cordero-Erausquin a rejoint le laboratoire du professeur Changeux à l’Institut Pasteur (Paris) pour son doctorat, qu’elle a soutenu en 2003. Elle s’est ensuite rendue au Canada pour un premier post-doctorat avec le professeur De Koninck à l’université Laval (Québec), puis un deuxième avec le professeur Ribeiro-da-Silva à l’université McGill (Montréal, Québec). Elle est revenue en France en 2007 lorsqu’elle a obtenu un poste au CNRS à Strasbourg.
Matilde Cordero-Erausquin a obtenu plusieurs distinctions internationales, dont un « Woman in Neuroscience Award » de la Société américaine des neurosciences et une « Early Career Research Grant » de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP). Elle a une profonde expertise des systèmes cholinergiques (PNAS 1999, Nature 1999, TiPS 2000, J.Neurosci. 2003), en particulier dans le domaine de la transmission de la douleur au niveau spinal (PNAS 2001, Pain 2004, J.Comp.Neurol. 2011, Pain 2011, J. Neurosci 2013).
Interrogation et manipulation optogénétique in vivo des voies cholinergiques spinales dans le traitement de la douleur
Post-doctorants : Dhanasak Dhanasobhon et Maria Carmen Medrano Muňoz
La douleur chronique demeure l’une des principales causes d’invalidité détériorant la qualité de vie et entraînant d’énormes coûts socio-économiques. A la recherche de thérapies nouvelles et alternatives, notre projet s’intéresse à l’analgésie cholinergique. L’acétylcholine endogène module la transmission nociceptive dans la moelle épinière, et est impliquée dans les propriétés analgésiques de la clonidine et de la morphine. Nous avons récemment identifié sa source la plus probable dans la moelle épinière des rongeurs et des primates. Notre projet a maintenant pour objectif d’élucider le mode d’action de ce neurotransmetteur en étudiant les neurones cholinergiques spinaux in vivo, dans des préparations intactes et un environnement contextuel pertinent. Cela implique de développer de nouvelles technologies de fibres optiques qui vont permettre 1) de déterminer le rôle de populations neuronales spécifiques et 2) de tester l’action de composés pharmacologiques in vivo. Ce projet va améliorer notre compréhension du réseau nociceptif spinal. De plus, puisque des analgésiques utilisés en clinique tels que la morphine ou la clonidine impliquent la libération d’acétylcholine au niveau spinal, l’identification de la source et du mode d’action de cette acétylcholine devrait permettre de raffiner les thérapies existantes et d’en développer de nouvelles.



