David Hicks
Fellowship 2015
ARCHIVE

David Hicks est directeur de recherches de l'INSERM à l'Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI) à Strasbourg. Il s’est formé à la zoologie à l'université de Bristol, Royaume-Uni, et a obtenu son doctorat en neurobiologie à l'université de Londres en 1981. Il a débuté sa carrière de recherche en Amérique du Nord, d'abord dans le Département de biochimie de l’université de la Colombie-Britannique à Vancouver (Canada), puis dans le Laboratoire de neurobiologie dirigé par le Professeur Torsten Wiesel, prix Nobel de physiologie et médecine 1981, à l'université Rockefeller de New York. Depuis ses études postdoctorales, David s’intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la différenciation, la fonction et la survie de la rétine. Ses premiers travaux ont identifié une nouvelle protéine impliquée dans la cécité héréditaire, avant de se concentrer sur le rôle d'une famille de protéines neuroactives, les « facteurs de croissance des fibroblastes (FGF) », dans la physiopathologie de la rétine. Recruté par l'INSERM en 1988, il a ensuite été délocalisé à Strasbourg afin de contribuer à la construction d’un nouveau laboratoire combinant recherche fondamentale et clinique de la vision. Il est actuellement co-directeur du groupe « Rythmes, vie et mort dans la rétine » à l’INCI, où il travaille sur le rôle de l'horloge circadienne dans la physiopathologie de la rétine, et le rôle central des photorécepteurs de type cône dans la vision.
Cécité chez l’humain : utilisation d’un nouveau modèle de petit mammifère pour analyser la fonction et la survie des cônes
Fellows USIAS : Franck Baas, David Hicks et Maarten Kamermans
La perte de la vue chez l’humain conduit à de sévères handicaps, et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la troisième cause de cécité dans le monde. La raison principale de cette perte de la vue est la dégénérescence des cônes. Ces derniers, concentrés dans la macula de la rétine, permettent une vision chromatique et de haute acuité. Cependant, nos connaissances concernant l’expression génétique, la structure et la fonction des cônes ont été ralenties par leur rareté dans les modèles rongeurs « classiques » (1 à 3 % de cônes). Le rongeur diurne Arvicanthis ansorgei possède environ 33 % de cônes organisés en rangées, facilitant ainsi leur analyse. Les Arvicanthis sont très résistants à la toxicité rétinienne liée aux traitements ou à la lumière, ce qui suggère l’existence de mécanismes neuro-protecteurs endogènes. En utilisant une nouvelle génération de techniques de séquençage, le projet vise le séquençage complet de son génome, et la réalisation d’un profilage de l’expression génétique de ses cônes à partir de cônes isolés par microdissection laser (LCM). Les séquences seront validées par PCR quantitative et le rôle des gènes candidats sera exploré par shRNA ou par la préparation d’animaux génétiquement modifiés.



