Université de Strasbourg

Agnès Bloch-Zupan

Fellowship 2015

ARCHIVE

Agnes Bloch-Zupan

Agnès Bloch-Zupan est professeur en sciences biologiques à la Faculté de chirurgie dentaire de l’université de Strasbourg. Ses enseignements sont centrés sur le développement crâniofacial et bucco-dentaire et ses anomalies. Elle soigne, en tant que praticien hospitalier, des patients du Centre de référence des manifestations odontologiques des maladies rares du Pôle de médecine et chirurgie bucco-dentaires des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Agnès Bloch-Zupan mène ses activités de recherche préclinique au sein de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CERBM, INSERM U964, CNRS 7104 d’Illkirch) étudiant la physiopathologie des anomalies du développement et les modèles souris reproduisant ces maladies. Elle est également professeur honoraire de l’Institut Eastman du University College de Londres (UCL). En 2015, elle a reçu le Prix des sciences de l’Académie rhénane.

Elle a conçu, développé et utilise des outils de recherche originaux comme un atlas de transcriptomique, une procédure standardisée pour l’analyse des phénotypes bucco-dentaires des modèles murins et une nouvelle génération de séquenceurs, dans le but d'améliorer la connaissance et la compréhension de l'étiopathogénie responsable des anomalies oro-dentaires.  

Un modèle de recherche pré-clinique pour améliorer la croissance de l'os alvéolaire et l'ostéo-intégration d'implants dentaires.

Les patients, porteurs de mutations invalidantes dans le gène codant pour la protéine de la matrice extracellulaire SMOC2 (protéine de la famille SPARC, modulaire liant le calcium), montrent un hypo-développement de l’os alvéolaire mandibulaire associé à une oligodontie (nombreuses dents manquantes ou de forme anormale). Les propriétés fonctionnelles de SMOC2 suggèrent que cette protéine agit comme une molécule signal secrétée induisant le développement dentaire et celui de l’os alvéolaire associé. SMOC2 est exprimé dans différentes populations de cellules souches. Pour explorer le rôle de SMOC2, des souris invalidées pour Smoc2 et une lignée EGFP-ires-CreERT2 seront utilisées pour préciser le phénotype crâniofacial, l’origine et les mécanismes sous tendant les anomalies rencontrées et marquer les populations de cellules souches odonto et ostéo-gènes. Dans une approche à visée thérapeutique, nous testerons chez la souris sauvage et dans les modèles mutants, si la surexpression de SMOC2 améliore la croissance osseuse. Enfin grâce à l’établissement d’un modèle pré-clinique de pose d’implants dentaires chez la souris, l’osteointégration, la régénération osseuse et les taux de succès de cette procédure seront testés dans les modèles murins mutants pour Smoc2(-/-).

France 2030