Université de Strasbourg

Angela Giangrande

Fellowship 2013

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Angela Giangrande

Angela Giangrande a obtenu son doctorat à l’université de Strasbourg, sur la régulation de la transcription chez la drosophile (LGME). Après un séjour postdoctoral aux États-Unis financé par l’EMBO, elle est rentrée à Strasbourg pour créer son groupe au sein de l’IGBMC, dirigé par le professeur Chambon. Elle a caractérisé les cellules souches neurales et le déterminant glial Glide/Gcm, un facteur de transcription conservé dans l’évolution. Comme chez les vertébrés, la glie de la drosophile est nécessaire à la différenciation et au fonctionnement du système nerveux. Elle fonctionne également comme la microglie, la population de macrophages résidents du système nerveux vertébré. Des défauts dans la glie et la microglie sont à l’origine de pathologies sévères chez l’homme. Le projet majeur du laboratoire porte sur l’étude du rôle de Glide/Gcm et de sa cascade conservée dans l’évolution.
La drosophile fournit une opportunité unique pour l’étude des pathologies humaines et l’équipe d’Angela Giangrande y a contribué avec deux modèles, le retard mental lié à la protéine FMRP et la dégénérescence rétinienne appelée retinitis pigmentosa.
Directeur de Recherche CNRS, Angela Giangrande a coordonné plusieurs contrats nationaux et internationaux (HFSP, EEC, ANR, FRM, LIGUE, ARC, AFM). Elle a également reçu le Prix international franco-taïwanais de l’Académie des sciences (2009).

De la glie et de la microglie, de la drosophile à la souris

Post-doctorant : Yoshihiro Yuasa

Les pathologies du système nerveux liées à la réponse immunitaire, inflammatoire et à la dégénérescence représentent un fardeau très lourd pour nos sociétés. La compréhension des cascades contrôlant la formation et l’intégrité du système nerveux reste donc une question cruciale en neurobiologie.
Des études récentes montrent que la microglie, une population de cellules d’origine immunitaire, joue un rôle majeur dans ces pathologies. Ces cellules constituent en effet les macrophages résidents du système nerveux et sont préposées à la première réponse au dommage, toutefois les mécanismes moléculaires contrôlant leur développement et leur activité sont encore peu compris.
La drosophile représente un modèle génétique puissant pour l’exploration des cascades moléculaires conservées, et l’équivalent fonctionnel de la microglie est constitué par les cellules gliales. Chez la mouche, cette population cellulaire d’origine neurale ainsi que les macrophages circulants dépendent d’un seul gène appelé Glide/Gcm. Lorsque ce gène est absent, la gliogénèse et l’hématopoïèse sont défectueuses.
Ce gène est conservé dans l’évolution et nos données suggèrent que ses orthologues ont un rôle similaire dans le système immunitaire chez les vertébrés, y compris l'homme.
Nous sommes en train de tester l’hypothèse que ce gène est nécessaire au développement/fonctionnement de la microglie chez la souris et que son absence impacte la réponse immunitaire. Sur le long terme, une meilleure compréhension de la fonction des gènes Glide/Gcm pourrait aider à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour des pathologies humaines aussi sévères que la sclérose en plaques, la neurodégénérescence et l’inflammation.

France 2030