Université de Strasbourg

De la glie et de la microglie

De la glie et de la microglie, de la drosophile à la souris

USIAS Fellow : Angela Giangrande

Les pathologies du système nerveux liées à la réponse immunitaire, inflammatoire et à la dégénérescence représentent un fardeau très lourd pour nos sociétés. La compréhension des cascades contrôlant la formation et l’intégrité du système nerveux reste donc une question cruciale en neurobiologie.
Des études récentes montrent que la microglie, une population de cellules d’origine immunitaire, joue un rôle majeur dans ces pathologies. Ces cellules constituent en effet les macrophages résidents du système nerveux et sont préposées à la première réponse au dommage, toutefois les mécanismes moléculaires contrôlant leur développement et leur activité sont encore peu compris.
La drosophile représente un modèle génétique puissant pour l’exploration des cascades moléculaires conservées et l’équivalent de la microglie est constitué par les cellules gliales. Chez la mouche, cette population cellulaire d’origine neurale ainsi que les macrophages circulant dépendent d’un seul gène appelé Glide/Gcm. Lorsque ce gène est absent, la gliogénèse et l’hématopoïèse sont défectueuses.
Ce gène est conservé dans l’évolution et nos données suggèrent que ses orthologues ont un rôle similaire dans le système immunitaire chez les vertébrés, y compris l'homme.
Nous sommes en train de tester l’hypothèse que ce gène est nécessaire au développement/fonctionnement de la microglie chez la souri et que son absence a un impact sur la réponse immunitaire. Sur le long terme, une meilleure compréhension de la fonction des gènes Glide/Gcm pourrait aider à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour des pathologies humaines aussi sévères que la sclérose en plaque, la neurodégénérescence et l’inflammation.

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