Université de Strasbourg

Wojciech Krezel & Alain Wagner

Biographie - Wojciech Krezel

Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) – INSERM, UMR 7104, université de Strasbourg

Wojciech Krezel, USIAS Fellow 2018

Le Dr. Wojciech Krezel est diplômé de Polytechnique de Wroclaw, Pologne (1992) et a obtenu son doctorat en génétique moléculaire et biologie du développement à l’université Louis Pasteur de Strasbourg en 1997. En tant que boursier du Human Frontier Science Program (HFSP), il a rejoint le laboratoire du professeur Paul Chapman à l’université de Cardiff, Royaume-Uni (1998-2001) pour un post-doctorat en neurosciences, qui lui a permis d’acquérir une solide expérience en électrophysiologie et comportement animal. De 2001 à 2005, il a contribué à la conception, à la validation et à la mise en œuvre de la plateforme de phénotypage comportemental à l’Institut clinique de la souris (ICS) à Illkirch. Depuis 2005, suite à son recrutement à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), il anime une équipe de recherche à l’IGBMC centrée sur le rôle des récepteurs hormonaux nucléaires dans le développement et les fonctions du système nerveux central.

Ses découvertes pionnières incluent l’identification du rôle de la signalisation des récepteurs de l’acide rétinoïque dans les fonctions cérébrales comme le contrôle moteur, les comportements affectifs et les fonctions de mémorisation. Ses recherches actuelles s’intéressent au contrôle en amont et en aval de cette signalisation, et ont récemment permis l’identification des premiers rétinoïdes endogènes jouant le rôle de ligand physiologique des récepteurs X des rétinoïdes, ainsi que le dépôt de trois brevets centrés sur les nouvelles stratégies de traitement des affections du système nerveux central (SNC).

Biographie - Alain Wagner

Laboratoire de conception et application de molécules bioactives (CAMB), université de Strasbourg

Alain Wagner, USIAS Fellow 2018

Le Dr. Alain Wagner a obtenu son doctorat en chimie organique à l’université Louis Pasteur (Strasbourg, 1991), avant d’effectuer un post-doctorat auprès du professeur Peter Schultz à l’Affymax Research Institute (1991-1993, Palo Alto, États-Unis). Il a rejoint le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 1994, afin de développer des projets autour d’approches combinatoires dans la découverte de médicaments. Après sa promotion au poste de Directeur de recherche en 2001, Alain Wagner a pris un congé sabbatique afin de fonder et de diriger Novalix Pharma (2002). Il a ensuite participé activement à la création d’eNovalys (2009), une entreprise qui a investi dans les technologies numériques afin de se positionner en tant qu’élément majeur du flux de travail de la recherche, en canalisant et exploitant les données expérimentales brutes en tant que sources d’innovation.

Lors de son retour au CNRS (2008), il a pris la direction de l’équipe de recherche « Systèmes chimiques fonctionnels », explorant les possibilités offertes par le contrôle de la réactivité synthétique des médias complexes dans l’ingénierie de biomolécules et, plus récemment, dans l’interférence avec les organismes vivants. Afin d’exploiter les derniers résultats et brevets, Alain Wagner a co-fondé la SAS Syndivia, fournisseur de technologies avancées pour la bio-conjugaison et la libération de médicaments. Alain Wagner a publié plus de 140 articles dans des revues à comité de lecture et a déposé 19 brevets à son nom.

Projet - Nouvelle approche en chimie bioorthogonale pour l'étude de molécules bioactives in vivo

Octobre 2018 - septembre 2020

Bien que les évolutions récentes des technologies d’analyse dédiées facilitent l’identification et l’étude de petites molécules bioactives, les chercheurs rencontrent toutefois des difficultés face aux molécules peu abondantes, à des problèmes de détection ou à l’instabilité de certaines catégories de molécules. Ce projet rassemble diverses expertises en biologie et chimie afin de valider une nouvelle méthode d’analyse intégrative multi-niveaux de petites molécules au sein d’un environnement biologique complexe. Cette méthode se fonde sur une réaction hautement biospécifique, dont nous avons récemment démontré l’efficacité dans le ciblage d’une molécule exogène in vivo. Nous proposons aujourd’hui d’appliquer cette nouvelle approche à de petits lipides bioactifs endogènes à l’aide de sondes chimiospécifiques, permettant ainsi de déterminer le devenir métabolique, d’identifier les enzymes et récepteurs métaboliques pertinents, et de contrôler la biodisponibilité. Les données obtenues devraient valider les connaissances existantes et apporter des réponses aux questions ouvertes de la biologie, tout en ouvrant de nouvelles voies dans l’interrogation de la physiologie et de la pathologie des processus biologiques.

Investissements d'Avenir