Université de Strasbourg

Stefan Schiller

Fellowship 2015

ARCHIVE

Stefan Schiller

Stefan M. Schiller a étudié la chimie à l’université Justus Liebig de Giessen, à l’université du Massachusetts, à l’université Amherst et à l’université Johannes Gutenberg de Mainz. Cette dernière lui a décerné son diplôme de chimie organique en 1998. Après avoir travaillé sur un projet de recherche dans le laboratoire principal de BASF, il a rejoint l’institut Max-Planck de recherche sur les polymères, où il a achevé sa thèse doctorale sur les architectures membranaires supramoléculaires biomimétiques. C’est à cette époque qu’il a poursuivi ses recherches à l’IBM Research Center Almaden de San José, à l’université Stanford, au sein du département d’ingénierie en biotechnologie de l’université Ben Gourion du Néguev, ainsi qu’au Manuel Lujan Los Alamos Neutron Scattering Center de Los Alamos. De 2004 à 2008, il a réalisé un post-doctorat auprès du professeur Peter G. Schultz au Scripps Research Institute de La Jolla, dans les domaines de la biologie chimique et de la biologie synthétique. En 2008, il a rejoint le Freiburg Institute for Advanced Studies (FRIAS) de l’université Albert-Ludwig de Fribourg en tant que Junior Research Fellow de la School for Soft Matter Research, jusqu’à 2013. En 2014, il a reçu un prix de la recherche du BMBF récompensant ses travaux sur l’extension modulaire des fonctions cellulaires.

 

Développement de films modèles mécano-transductifs basés sur l'ingénierie de monomères d'avidine : un exemple de mécano-chimie douce

Fellows Fribourg-Strasbourg : Pierre Schaaf et Stefan Schiller
Post-doctorant : Ashit Rao

Le développement de systèmes chimio-mécano-répondants (qui répondent chimiquement à un étirement mécanique) est un domaine émergent en chimie. La plupart des systèmes décrits jusqu'ici dans la littérature sont basés sur une modification des liaisons covalentes lorsque les molécules sont soumises à un stress mécanique. Par contre, la nature transforme une force mécanique en un signal chimique en utilisant des changements de conformation de protéines induits mécaniquement.

L’objectif de notre projet est de développer des systèmes chimio-mécano-répondants basés sur cette même approche simple : répondre chimiquement à un étirement en modifiant la conformation des molécules, une approche que l’on peut qualifier de mécano-chimie douce. Nous utiliserons à cet effet des monomères mutants d'avidine, et les mutations permettront de greffer les protéines sur des supports élastiques ainsi que de diminuer l'interaction avec la biotine, en particulier sous étirement.

Cela devrait nous permettre de moduler mécaniquement l'interaction avidine/biotine, ce qui pourrait constituer un nouveau type de bio-senseur et générer des applications en ingénierie tissulaire.

France 2030