Université de Strasbourg

Pierre Schaaf

Fellowship 2015

ARCHIVE

Pierre Schaaf

Pierre Schaaf, diplômé de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI) en 1982, a soutenu sa thèse d’État en physico-chimie à l’université Louis Pasteur de Strasbourg en 1986. Il a effectué une grande partie de sa carrière à l’Institut Charles Sadron (ICS, CNRS). Il a été nommé professeur à l’École européenne de chimie, polymères et matériaux de Strasbourg (ECPM) en 1991. Il est actuellement directeur de l’unité INSERM U1121 « Biomatériaux et Bioingénierie », et reste également chercheur associé à l’Institut Charles Sadron (CNRS). Il est par ailleurs membre senior de l’Institut universitaire de France. Ses thèmes de recherche actuels sont les multicouches de polyélectrolytes, les films bioactifs, les substrats stimuli-répondants, les matériaux à base de complexes de polyélectrolytes et la mécano-chimie douce.

Développement de films modèles mécano-transductifs basés sur l'ingénierie de monomères d'avidine : un exemple de mécano-chimie douce

Fellows Fribourg-Strasbourg : Pierre Schaaf et Stefan Schiller
Post-doctorant : Ashit Rao

Le développement de systèmes chimio-mécano-répondants (qui répondent chimiquement à un étirement mécanique) est un domaine émergent en chimie. La plupart des systèmes décrits jusqu'ici dans la littérature sont basés sur une modification des liaisons covalentes lorsque les molécules sont soumises à un stress mécanique. Par contre, la nature transforme une force mécanique en un signal chimique en utilisant des changements de conformation de protéines induits mécaniquement.

L’objectif de notre projet est de développer des systèmes chimio-mécano-répondants basés sur cette même approche simple : répondre chimiquement à un étirement en modifiant la conformation des molécules, une approche que l’on peut qualifier de mécano-chimie douce. Nous utiliserons à cet effet des monomères mutants d'avidine, et les mutations permettront de greffer les protéines sur des supports élastiques ainsi que de diminuer l'interaction avec la biotine, en particulier sous étirement.

Cela devrait nous permettre de moduler mécaniquement l'interaction avidine/biotine, ce qui pourrait constituer un nouveau type de bio-senseur et générer des applications en ingénierie tissulaire.

France 2030