Université de Strasbourg

Christophe Michon & Cuong Pham-Huu

Biographie - Christophe Michon

Laboratoire d’innovation moléculaire et applications (LIMA) - UMR 7042, université de Strasbourg et CNRS, France

Christophe Michon, USIAS Fellow 2021

Christophe Michon est diplômé de l’université de Strasbourg, où il a obtenu son doctorat sous la direction des Drs. Jean-Pierre Djukic et Michel Pfeffer (2003), en étudiant la réactivité de métallacycles du manganèse vis-à-vis de diazoalcanes pour la synthèse d’hélices organométalliques et de dérivés du cymantrène. Il a ensuite suivi différentes formations postdoctorales : aux États-Unis à l’université d’État de l’Iowa avec le professeur Robert J. Angelici (2003-2005), à l’université pharmaceutique de Kyoto au Japon avec le professeur Motokazu Uemura (2005-2007) et à l’université de Genève en Suisse avec le professeur Jérôme Lacour (2007-2008). Après avoir occupé un poste d’ATER (université de Lille, 2008-2009), il a été recruté au CNRS comme chargé de recherche CR1 en octobre 2009 et a collaboré avec le Dr. Francine Agbossou-Niedercorn dans l’unité de Catalyse et Chimie du Solide (UCCS) - UMR CNRS 8181 de l’université de Lille où il a obtenu son habilitation à diriger des recherches en 2014.

Depuis janvier 2020, il travaille comme chargé de recherche CRCN dans l’équipe de chimie organométallique appliquée (COA) au Laboratoire d’innovation moléculaire et applications (LIMA), un laboratoire conjoint du CNRS et des universités de Haute-Alsace (UHA) et de Strasbourg. Le Dr. Christophe Michon est depuis 2017 membre du laboratoire international associé LIA MATSUCAT, groupe catalyse, un projet collaboratif franco-indien (jusqu’en 2021), et de Phosphore, un groupement de recherche national du CNRS. Il a été responsable d’un projet CNRS EMERGENCE@INC 2018 ainsi que d’un projet avec ADISSEO France SAS (2018-2019). Il est l’auteur de 52 articles dans des journaux à comité de lecture, d’un chapitre de livre, de 31 présentations de posters, de 10 séminaires invités et de 38 communications orales.

Ses centres d’intérêt se situent en chimie organométallique et organique pour des applications en catalyse homogène et hétérogène, particulièrement pour le développement de réactions d’hydrofonctionalisation racémiques ou asymétriques.

Biographie - Cuong Pham-Huu

Institut de chimie et procédés pour l'énergie, l'environnement et la santé (ICPEES) - UMR 7515, université de Strasbourg et CNRS, France

Cuong Pham-Huu, USIAS Fellow 2021Cuong Pham-Huu (1962) a obtenu son doctorat (spécialité catalyse et matériaux) en 1991 à l’université Louis-Pasteur (Strasbourg). Il a poursuivi ses travaux dans le domaine de la catalyse hétérogène lors de son séjour postdoctoral au centre de recherche de Voreppe (Pechiney, France). Il a rejoint le CNRS en 1992 en tant que chercheur au sein du Laboratoire de chimie et matériaux pour la catalyse. Il est actuellement Directeur de recherche CNRS au sein de l’Institut de chimie et procédés pour l’énergie, l’environnement et la santé (ICPEES) du CNRS et de l’université de Strasbourg.

Ses domaines de recherche sont dédiés aux synthèses des matériaux carbonés mono- et bidimensionnels ainsi que du carbure de silicium avec des structures hiérarchisées pour des applications dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, à savoir l’oxydation sélective des traces d’H2S, les réactions d’hydrogénation et de déshydrogénation, la production des carburants synthétiques, la protection de l’environnement, le stockage et la production des énergies renouvelables (les supercondensateurs (stockage électrochimique), la méthanation du CO2 en méthane de synthèse (stockage chimique)). Il a été conférencier invité dans de nombreux congrès internationaux, et a collaboré avec de nombreux industriels français et internationaux. Il est co-auteur d’environ 300 articles à comité de lecture et d’environ 50 brevets internationaux.

Le Dr. Pham-Huu est également co-coordinateur dans le projet TRAINER (Catalyseurs pour la transition aux énergies renouvelables du futur) avec le Dr. Giuliano Giambastiani de l’Institut de chimie des composés organométalliques (ICCOM-CNR, Florence, Italie) dans le cadre de l’appel à projets Make Our Planet Great Again lancé par la Présidence française.

Projet - Stabilisation de nanoparticules de nickel avec des ligands carbènes N-hétérocycliques oléfiniques pour des applications catalytiques en hydrogénation et amination réductrice sous chauffage par induction

01/10/2021 - 30/09/2023

Un catalyseur est une substance basée sur un métal et/ou des fonctions organiques qui permet une réaction chimique sans être consommé ou altéré lors du processus. Les nanoparticules de métaux sont particulièrement importantes pour la catalyse de réactions organiques du fait de leur grande surface d’exposition et des interactions métal-métal uniques en leurs cœurs. Le challenge majeur et actuel pour l’application des nanoparticules de métaux en catalyse est leur stabilité lors des réactions chimiques, car une faible stabilisation entraîne une agglomération et donc une perte de l’activité catalytique. De plus, la réutilisation et donc le recyclage des nanoparticules de métaux sont maintenant essentiels pour le développement de procédés catalytiques durables.

Ainsi, différentes stratégies ont été explorées pour la stabilisation de nanoparticules via l’usage de surfactants et de catalyse micellaire, de supports variés (impliquant différentes interactions métal-support) ou la coordination de ligands organiques. Si cette dernière stratégie a été réalisée via l’utilisation de ligands de type thiol, amine, cyanure, disulfure, thioéther ou phosphine, les ligands de type carbène N-hétérocyclique (NHC), qui sont maintenant des ligands privilégiés en chimie organométallique et en catalyse homogène, sont récemment apparus comme de nouveaux agents stabilisants des nanoparticules de métaux. Plusieurs études récentes ont démontré l’utilité des ligands de type NHC pour la stabilisation et la structuration des nanoparticules de métaux précieux comme le ruthénium, le rhodium ou le palladium, et permettre des applications significatives pour la catalyse de réactions organiques comme les hydrogénations, les oxydations et les aminations. Cependant, les ligands NHC ont été beaucoup moins appliqués à la stabilisation des nanoparticules des métaux de transition abondants de la première période, dont l’étude est maintenant prioritaire en catalyse du fait de raisons économiques, environnementales et sociétales.

Ce projet implique le développement de nouveaux nanocatalyseurs durables basés sur des nanoparticules (NPs) de nickel coordinées à des ligands bi- ou tridentates comprenant un fragment NHC fortement donneur et une ou deux fonctions oléfines adjacentes. Avec ou sans l’adjonction d’un support carbone, cette stratégie devrait mener à des nanoparticules stabilisées, de tailles définies et ayant une réactivité unique pour les réactions organiques. Les espèces ainsi préparées catalyseront la semi-hydrogénation des alcynes et l’amination réductrice des dérivés carbonylés. Un chauffage électromagnétique par induction sans contact sera appliqué à la synthèse des nanoparticules et aux études en catalyse. Il permettra de résorber les pertes en énergie et les limitations lors des transferts thermiques en chauffant exclusivement les dérivés de nickel via le carbone qui agira comme un support et un agent de transfert de chaleur. Finalement, les catalyseurs usagés seront récupérés et réutilisés grâce à leurs propriétés magnétiques (recyclage magnétique) ou via filtration grâce leur structure supportée.

Biographie post-doc - Marta García-Avello Méndez

Laboratoire d’innovation moléculaire et applications (LIMA) - UMR 7042, université de Strasbourg et CNRS, France

Marta García-Avello Méndez

Marta García-Avello Méndez a obtenu sa licence de chimie à l'université d'Oviedo (Espagne). Au cours de sa dernière année, elle a bénéficié d'une bourse Erasmus afin d’étudier à l’université de Vienne (Autriche), où elle s’est découvert une passion pour la synthèse organométallique. Après cette expérience, elle est retournée à l'université d'Oviedo, où elle a obtenu un master en biochimie et développement durable, en se concentrant principalement sur la chimie inorganique et organométallique. Pour son mémoire de master, elle a travaillé sur la synthèse et l'étude de l’activité antitumorale de nouveaux complexes Ru(II).

En 2015, elle a reçu une bourse du gouvernement espagnol (FPI) afin de poursuivre son doctorat et a rejoint le groupe de chimie bio-organométallique de l’université Complutense de Madrid (UCM)/CSIC, dirigé par le professeur Miguel Ángel Sierra. En octobre 2019, elle a obtenu son doctorat de chimie organique à l’UCM. Au cours de ses études doctorales, dont le thème était « L’étude du transfert de chiralité dans les systèmes organométalliques », elle a travaillé sur des 1,2,3-triazolylidènes comportant un, deux ou trois éléments de chiralité dans leur structure. Après cela, elle est restée au sein du groupe en tant que chercheuse postdoctorale et a travaillé sur la synthèse et l’étude de nouveaux métallo-antibiotiques basés sur les β- lactamines contenant des ligands NHC, avant de rejoindre l’université de Strasbourg en octobre 2021.

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