Université de Strasbourg

Tsvetan Serchov

Biographie - Tsvetan Serchov

Centre médical universitaire, Fribourg-en-Brisgau, Allemagne & Fellow USIAS à l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI) - UPR 3212, université de Strasbourg et CNRS

Tsvetan Serchov, USIAS Fellow 2020Le Dr. Tsvetan Serchov est titulaire d'un doctorat de neurosciences (2007), obtenu en tant que Fellow de l’International Graduate School of Neuroscience (université de la Ruhr à Bochum, Allemagne). Lors de ses études de troisième cycle, il a mené des recherches sur les mécanismes moléculaires de la régulation de l’horloge circadienne et du comportement rythmique des souris. Le Dr. Serchov a entrepris ses premières études postdoctorales à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) de Strasbourg. En 2010, il a rejoint le laboratoire du professeur Dietrich van Calker (Centre médical universitaire, université de Fribourg-en-Brisgau, Allemagne), célèbre pour sa découverte des différents types de récepteurs de l’adénosine. Au cours de cette période, le Dr. Serchov a créé une nouvelle souris transgénique à l’expression conditionnelle des récepteurs A1 de l’adénosine, offrant un modèle d'étude du mécanisme d’action du déficit de sommeil dans les troubles de l’humeur. Il a en outre identifié l’induction de la protéine synaptique homéostatique Homer1a en tant que nouvelle voie commune impliquée dans les effets de différents traitements antidépresseurs (Serchov et al., 2015, Neuron).

En 2016, le Dr. Serchov a obtenu une bourse de la Fondation allemande pour la recherche (DFG) et établi un groupe de recherche indépendant qui s’est concentré sur l’identification des mécanismes moléculaires et cellulaires des traitements antidépresseurs. Ses derniers résultats de recherche montrent que les effets antidépresseurs du déficit de sommeil dépendent de l’augmentation de la signalisation glutamatergique. De plus, son laboratoire a introduit une nouvelle approche, utilisant l’administration périphérique de peptides de pénétration cellulaire TAT, qui entraîne rapidement des effets antidépresseurs et pourrait représenter une stratégie thérapeutique novatrice (Holz et al., 2019, Neuron).

Les recherches actuelles de l’équipe du Dr. Serchov ont pour objectif de comprendre le mécanisme d’action de différents traitements non pharmacologiques de la dépression, dont les chronothérapies et la stimulation cérébrale profonde.

Durant son séjour, le Dr. Tsvetan Serchov sera accueilli par le Dr. Michel Barrot au sein de l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI). 

Projet - Étude de l’impact du récepteur A1 de l’adénosine en tant que médiateur des effets négatifs du déficit de sommeil chronique dans le développement de la dépression

01/10/2020 - 30/09/2022

La dépression majeure fait partie des troubles mentaux invalidants les plus fréquemment diagnostiqués, et les dérèglements du sommeil et du rythme circadien sont associés à son développement. Cependant, les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents de l’interaction entre les troubles du sommeil et la régulation de l’humeur demeurent peu compris. S'il est connu que la privation aigüe de sommeil engendre rapidement des effets antidépresseurs, le déficit de sommeil chronique est au contraire un facteur de risque de la dépression. Toutefois, le déficit de sommeil aigu comme chronique régule positivement l’expression du récepteur A1 de l’adénosine (A1R) dans diverses régions cérébrales chez les rongeurs et les humains. A1R est impliqué dans le contrôle du sommeil et des rythmes circadiens et, si le rôle d’A1R dans l’effet antidépresseur de la privation de sommeil aigüe est aujourd'hui largement connu, nous en savons peu sur son rôle potentiel dans les effets délétères du déficit de sommeil chronique.

Le groupe du Dr. Serchov a développé une lignée de souris transgéniques permettant l’induction de la régulation positive d’A1R, qui servira de modèle de reproduction et d’exploration des effets du déficit de sommeil chronique, permettant d’étudier l’hypothèse selon laquelle l’augmentation de la signalisation A1R est impliquée dans les effets négatifs de la restriction chronique de sommeil sur l’humeur. L'objectif du projet USIAS est de tester cette hypothèse en étudiant les effets du déficit de sommeil chronique et de la régulation positive expérimentale de la fonction d’A1R sur le comportement rythmique, la régulation du sommeil et les comportements de type dépressif, ainsi que sur les oscillations de gènes circadiens dans des régions cérébrales spécifiques et l’expression synaptique des récepteurs AMPA en tant que mécanismes sous-jacents potentiels.

Dans le cadre de ce projet, l’équipe combinera un large éventail de techniques, dont l’expression virale et l’invalidation génétique in vivo dans des régions cérébrales choisies, les enregistrements EEG au cours du sommeil et leur évaluation, l’exploration des altérations synaptiques et de la signalisation glutamatergique, ainsi que la caractérisation comportementale complexe par le biais de tests classiques et l’utilisation d’analyses comportementales automatiques par IntelliCage (TSE Systems). Ce projet apportera des informations essentielles sur les facteurs moléculaires et cellulaires impliqués dans la neurobiologie de la dépression et les effets du déficit de sommeil. Ainsi, l’approfondissement de notre compréhension du rôle d’A1R, de l’impact du sommeil et de l’horloge biologique dans le développement de la dépression pourrait contribuer à l’accroissement de l’efficacité des traitements existants, et/ou au développement de nouveaux traitements et stratégies de prévention des troubles de l’humeur et du sommeil.

Biographie ingénieur d'études - Carole Marchese

Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI)- UPR 3212, université de Strasbourg et CNRS

Carole MarcheseCarole Marchese a obtenu en 2019 une licence en biologie cellulaire et physiologie des organismes à la faculté des sciences de la vie de l’université de Strasbourg (France). Afin d’enrichir ses connaissances pratiques, elle a réalisé un stage de deux mois au sein de l’équipe « Plasticité des contrôles de la douleur », à l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI) de Strasbourg. Ce stage s’inscrit dans le projet « Conséquences neuro-développementales des stress du début de la vie » (et plus précisément dans l’axe de recherche sur le stress anténatal, le rôle du peptide vasoactif intestinal (VIP) dans le développement cérébral et la nociception), dirigé par le professeur Vincent Lelièvre.

Suite à ce stage, elle a choisi de poursuivre ses études en master de neurosciences cognitives (université de Strasbourg), afin d’approfondir ses connaissances sur le fonctionnement du système nerveux, notamment en lien avec certaines maladies neurodégénératives et neuropsychiatriques. Son mémoire présentant le sujet de son stage de fin d’année au sein de l’équipe « Horloge circadienne, sommeil et plasticité homéostatique dans les troubles de l’humeur », dirigée par le Dr. Tsvetan Serchov, portait sur le rôle de l’horloge moléculaire circadienne du cortex préfrontal dans la neurobiologie et les traitements du trouble dépressif majeur chez un modèle murin de désespoir chronique. Suite à l’obtention de son master, elle a poursuivi son parcours au sein de cette équipe et intègre actuellement un poste d’ingénieur (septembre 2021) d’études afin de prolonger ces recherches et de les étendre à d’autres structures d’intérêt.

Biographie ingénieur d'études - Wilf Gardner

Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI)- UPR 3212, université de Strasbourg et CNRS

Wilf Gardner

Wilf Gardner a étudié à l’université de Glasgow (Royaume-Uni), où il a obtenu une licence de neurosciences (Honours). Au sein de cette même université, il a obtenu un master en sciences biomédicales en 2015 et a travaillé au sein du laboratoire du Dr. John Riddell sur la dysréflexie autonome survenant après lésion de la moelle épinière chez le rat.

En 2016, il a rejoint le projet Neurotime d’Erasmus Mundus en tant que doctorant, travaillant entre les universités de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) et Strasbourg (France). Dans le cadre de ce programme, il a principalement effectué ses recherches au sein du Laboratoire de neurosciences stéréotaxiques et interventionnelles de l’hôpital universitaire de Fribourg-en-Brisgau, sous la supervision du Dr. Máté Döbrössy, tout en passant une année au sein du Laboratoire de neurosciences cognitives et adaptatives (LNCA) de l’université de Strasbourg, où il a travaillé avec le Dr. Lucas Lecourtier. Ses recherches ont examiné la relation entre le sommeil et la dépression majeure chez un modèle murin, ainsi que les effets de la stimulation cérébrale profonde en tant que traitement antidépresseur. Au cours de ses études, il a utilisé des mesures comportementales, moléculaires et électrophysiologiques.

Ses recherches se concentrent principalement sur les troubles psychiatriques ainsi que leur relation avec le sommeil. En 2020, il a rejoint le laboratoire du Dr. Tsvetan Serchov à l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI) de l'université de Strasbourg, dans le cadre du projet USIAS étudiant la relation entre le sommeil, les rythmes circadiens et la dépression.

Il a travaillé sur ce projet USIAS d'octobre 2020 à septembre 2021.

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