Université de Strasbourg

Sandrine Courtin

Fellowship 2015

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Courtin

Sandrine Courtin est professeur de physique nucléaire à l’université de Strasbourg et professeur honoraire à l’université de York (Royaume-Uni). Elle a obtenu son doctorat de physique subatomique en 1999 à l’université de Paris XI-Orsay et son habilitation à diriger des recherches en 2007 à l’université de Strasbourg. Sandrine Courtin enseigne l’électromagnétisme, la mécanique quantique, la physique subatomique et la physique stellaire. Elle effectue ses travaux de recherche à l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien au Département des recherches subatomiques.

Ces 15 dernières années, Sandrine Courtin a été porte-parole de nombreux projets et expériences auprès d’installations mondiales au Canada, en Italie, aux États-Unis et en France. Ses recherches concernent les effets corrélés des mécanismes de réactions et de la structure nucléaire. Elles s’étendent des réactions de fusion et de transferts entre noyaux lourds jusqu’aux réactions de fusion dans les systèmes plus légers, impliquant des noyaux de carbone et d’oxygène. Ces derniers ont de fortes synergies avec l’astrophysique et la synthèse des éléments chimiques dans les étoiles, ainsi que dans l’émergence de molécules nucléaires. Elle est l’auteur de 130 articles dans des revues à comité de lecture telles que Physical Review et Nature. Ses projets ont été soutenus par le programme européen FP7, l’ANR en France, et par les programmes IdEX Formation et Attractivité de l’université de Strasbourg. Elle est fortement impliquée dans la vulgarisation scientifique et a été invitée à rejoindre le projet « La physique au féminin » de l’université de Strasbourg. En outre, Sandrine a donné plusieurs colloques pour le grand public ainsi que des séminaires dans les lycées autour des problématiques de la fusion par effet tunnel et de l’astrophysique nucléaire.

Actualités :

Contraindre le cycle de vie des étoiles massives via la mesure des réactions de fusion

L’univers ne peut pas être plus jeune que ses objets les plus anciens comme les étoiles massives, et par conséquent la connaissance du cycle de vie de ces dernières est un outil précieux pour extraire des informations sur l’âge de notre univers. De nombreuses questions demeurent néanmoins ouvertes, principalement liées à la physique nucléaire dans la mesure où les réactions nucléaires alimentent les étoiles tout au long de leur vie. Parmi celles-ci, la connaissance de la section efficace de fusion carbone+carbone aux énergies thermonucléaires est un  grand défi pour le futur.

Ce projet est centré sur l’étude expérimentale des réactions de fusion entre ions lourds présentant un intérêt astrophysique, en particulier pour des systèmes pour lesquels les molécules nucléaires pourraient jouer un rôle essentiel. Le groupe de L’IPHC-Strasbourg au sein duquel sera développé le projet possède une vaste expertise des états moléculaires dans les noyaux. Les derniers développements techniques des accélérateurs et détecteurs seront mis à profit pour franchir un palier dans la sensibilité des mesures de fusion aux énergies les plus basses. Un ensemble de détection spécifique sera développé, basé sur les détecteurs de particules et de rayons gamma les plus récents. Les expériences sont prévues auprès des accélérateurs Andromède et ALTO à Orsay, au Laboratoire national d’Argonne aux États-Unis ainsi qu’en France, au Grand accélérateur national d’ions lourds de Caen. Ce projet, mené dans une perspective interdisciplinaire, permettra d’établir de nouvelles synergies entre la fusion par effet tunnel, les agrégats dans les noyaux et la physique stellaire.

 

France 2030