Université de Strasbourg

Maarten Kamermans

Fellowship 2015

ARCHIVE

Marteen Kamermans

Biologiste et (bio)physicien de formation, Maarten Kamermans a obtenu son master de biologie avec mention. Il a ensuite effectué sa thèse au sein du laboratoire de physique médicale de la faculté de médecine de l'université d'Amsterdam (UvA) sous la direction de Henk Spekreijse, et son post-doctorat à l'université de Californie à Berkeley dans le laboratoire de Frank Werblin. De retour aux Pays-Bas, il a reçu la prestigieuse bourse de l'Académie royale néerlandaise des arts et des sciences (KNAW). Il a ainsi pu mettre en place le Laboratoire de traitement du signal rétinien (Retina Signal Processing Lab). Initialement situé à l'Institut de recherche ophtalmique des Pays Bas, le laboratoire a été transféré à l'Institut des neurosciences (NIN) du KNAW. Il a obtenu un financement stable, entre autres au moyen de subventions de NWO, ZonMW, HFSP, FP7-UE et Horizon 2020-UE. Maarten est professeur de neurophysiologie spécialisé en physiologie sensorielle au Centre médical académique de l'UvA et membre de l'Institut d’études avancées de l'université de Strasbourg (USIAS). Il a coordonné le consortium européen (FP7) RETICIRC. Il est l’auteur d’environ 70 publications dans des journaux à comité de lecture parmi lesquels Science, Nature Neuroscience, Neuron, PLOS Biology and American Journal of Human Genetics. Ses publications sont largement citées.

 

Cécité chez l’humain : utilisation d’un nouveau modèle de petit mammifère pour analyser la fonction et la survie des cônes

Fellows USIAS : Franck Baas, David Hicks et Maarten Kamermans

La perte de la vue chez l’humain conduit à de sévères handicaps, et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la troisième cause de cécité dans le monde. La raison principale de cette perte de la vue est la dégénérescence des cônes. Ces derniers, concentrés dans la macula de la rétine, permettent une vision chromatique et de haute acuité. Cependant, nos connaissances concernant l’expression génétique, la structure et la fonction des cônes ont été ralenties par leur rareté dans les modèles rongeurs « classiques » (1 à 3 % de cônes). Le rongeur diurne Arvicanthis ansorgei possède environ 33 % de cônes organisés en rangées, facilitant ainsi leur analyse. Les Arvicanthis sont très résistants à la toxicité rétinienne liée aux traitements ou à la lumière, ce qui suggère l’existence de mécanismes neuro-protecteurs endogènes.  En utilisant une nouvelle génération de techniques de séquençage, le projet vise le séquençage complet de son génome, et la réalisation d’un profilage de l’expression génétique de ses cônes à partir de cônes isolés par microdissection laser (LCM). Les séquences seront validées par PCR quantitative et le rôle des gènes candidats sera exploré par shRNA ou par la préparation d’animaux génétiquement modifiés.

France 2030