Université de Strasbourg

Christelle Hureau

Fellowship 2015

ARCHIVE

Christelle Hureau

Christelle Hureau a effectué ses études doctorales au Laboratoire de chimie inorganique de l'université Paris-Sud (Orsay, France), sur des complexes de Mn modèles du site de dégagement du dioxygène des plantes, et a obtenu son doctorat en 2003. Par la suite, elle a réalisé trois stages post-doctoraux aux frontières de la chimie, de la biochimie et des techniques avancées de RPE et d'électrochimie. En 2007, elle rejoint le Laboratoire de chimie de coordination à Toulouse (LCC, France) dans l'équipe de chimie biologique dirigée par le professeur P. Faller, en tant que chargée de recherches CNRS. Elle a reçu la médaille de bronze du CNRS  (Section 14) en 2012, et le prix de la division de chimie de coordination de la société chimique de France en 2013. Elle a obtenu un financement de la fondation France Alzheimer en 2013 pour mener des travaux sur la reconnaissante des oligomères de peptides amyloïdes-β, éléments clés de la cascade amyloïde liée à la maladie d'Alzheimer (MA). En 2015, elle a reçu une bourse du Conseil européen de la recherche afin d’étudier le rôle des ions métalliques dans l'étiologie de la MA et dans les stratégies thérapeutiques par chélation. Elle est l'auteur de plus de 70 publications et est très impliquée dans la vulgarisation scientifique. Elle sera (co)organisatrice des prochaines Journées de chimie de coordination, des rencontres du GIS FrenchBIC, et de l'International Symposium on Applied Bio-Inorganic Chemistry. Elle a récemment pris la responsabilité de l'équipe de recherche au LCC.  

Utilisation de peptides pour le transport et le largage intra-cellulaire des ions cuivre

Fellows USIAS : Peter Faller et Christelle Hureau
Post-doctorante : Paulina Gonzalez

Les membranes  jouent un rôle primordial dans les processus biologiques, puisqu'elles forment la frontière entre l'intérieur et l'extérieur d'une cellule et régulent ainsi les échanges au niveau cellulaire. Les cellules ont besoin de contrôler très précisément les concentrations de tous leurs constituants chimiques (protéines, métabolites, ions, etc.). Lorsque les équilibres entre ces différents constituants sont rompus, la situation devient pathologique et peut conduire à la mort.

Le cuivre est un élément essentiel et un centre catalytique important, impliqué dans plusieurs processus fondamentaux tels que la production d'énergie. Les concentrations en ions cuivre doivent donc elles aussi être finement contrôlées. La dérégulation des ions cuivre est très bien illustrée par deux maladies génétiques: la maladie de Wilson (liée à une accumulation d’ions cuivre) et la maladie de Menkes (liée à un déficit en ions cuivre). Ces deux pathologies conduisent à une mort précoce (enfance - adolescence) si elles ne sont pas traitées. Par ailleurs, la rupture de l'homéostasie du cuivre est liée à plusieurs désordres neurologiques, telles que les maladies d'Alzheimer (MA) et de Parkinson. Dans le cas de la MA, des molécules capables de transporter les ions Cu de l'extérieur vers l'intérieur de la cellule ont montré de premiers résultats prometteurs dans des approches thérapeutiques.       

Le projet proposé ici consiste à concevoir et à étudier des plateformes peptiques capables de lier les ions cuivre et de les transférer intracellulairement. Les différences de pH ou de potentiels redox entre milieux extra- et intra-cellulaires seront exploitées pour déclencher le largage intracellulaire. Les peptides ont été choisis pour leur grande modularité et leur possible plurifonctionnalité. Il est proposé de lier une séquence connue pour sa pénétration cellulaire et une unité de coordination des ions cuivre. Le projet a pour objectif de fournir des éléments fondamentaux sur ce type de transport de cuivre, de nouveaux outils pour sonder l'importance de l'homéostasie des ions cuivre dans les processus biologiques ainsi que de nouvelles approches thérapeutiques dans le cadre de la MA.

France 2030