Université de Strasbourg

Jean-Luc Imler

Fellowship 2014

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Jean-Luc Imler

Jean-Luc Imler est un ingénieur formé à AgroParisTech (1985) et a obtenu son doctorat à l’université de Strasbourg en 1988. Il a ensuite effectué un stage post-doctoral au DNAX Research Institute à Palo Alto en Californie. À son retour en France en 1992, il rejoint la société Transgène à Strasbourg comme chercheur, avant d’obtenir un poste de professeur en biologie cellulaire à la faculté des sciences de la vie de l’université de Strasbourg en 1994.

Jean-Luc Imler a intégré l’unité de recherche créée et dirigée par Jules Hoffmann en 1994, pour travailler sur l’immunité innée dans le modèle drosophile. Il a dans un premier temps travaillé sur la fonction et la régulation de Toll, un récepteur conservé au cours de l’évolution qui joue un rôle clé dans l’activation de l’immunité innée avant de s’intéresser, depuis 2002, à l’immunité antivirale.

Jean-Luc Imler travaille sur les aspects de l’immunité antivirale conservés au cours de l’évolution et collabore avec les groupes de Bruce Beutler (UT Southwestern, Dallas, États-Unis) et Shizuo Akira (Osaka University, Japon) afin d’étudier chez la souris les orthologues des gènes identifiés chez la mouche. L’équipe de Jean-Luc Imler collabore également avec le professeur J.T. Marques (UFMG, Belo-Horizonte, Brésil) sur les interactions entre les moustiques et les virus qu’ils transmettent à l’Homme, comme la dengue ou le chikungunya.

Immunité antivirale innée : du modèle de la drosophile au moustique vecteur Aedes aegypti

Les virus de la dengue, du chikungunya, du Nil occidental et d’autres virus transmis par des vecteurs arthropodes, connus sous le nom générique d’arbovirus, posent un problème majeur de santé public dans le monde. Le vecteur insecte est un composant central du cycle de transmission, et une cible prometteuse pour le développement de stratégies antivirales. L’objectif de ce projet est de disséquer les mécanismes de l’immunité innée antivirale chez les moustiques, celle-ci pouvant affecter à la fois la survie du moustique vecteur et la réplication virale.

Le projet s’appuie sur l’expertise obtenue ces dernières années dans le domaine de l’immunité antivirale chez l’organisme modèle drosophile, et vise à valider ces résultats chez les moustiques vecteurs Aedes.  Les travaux sur la drosophile ont montré que l’immunité antivirale chez les insectes impliquait l’ARN interférence, mais également des voies de signalisation immunitaire conservées au cours de l’évolution (Toll, IMD et Jak/STAT). En collaboration avec l’équipe du professeur João Trindade-Marques de l’université fédérale du Minas Gerais (UFMG) à Belo-Horizonte au Brésil, nous utiliserons des techniques de séquençage à haut débit afin d’analyser des banques de petits et longs ARN préparées à partir de moustiques infectés, afin de déterminer la contribution des voies d’ARN interférence à la résistance des moustiques Aedes au virus de la dengue.

 

France 2030