Université de Strasbourg

Danièle Werck-Reichhart

Fellowship 2013

ARCHIVE

Danièle WerckAprès une formation de biochimie et de biologie moléculaire, Danièle Werck obtient un doctorat en 1978, puis une habilitation en 1985 en biologie moléculaire avec une orientation biologie végétale à l’université Louis Pasteur de Strasbourg. Après un stage post-doctoral portant sur le métabolisme des herbicides (Roussel-Uclaf), elle est recrutée par le CNRS en 1980 pour travailler dans l’UA1182 dirigée par le professeur H. Duranton. Sa carrière au CNRS a été jalonnée par deux stages sabbatiques, l’un à l’université de Bristol dans l’équipe du professeur O.T.G. Jones portant sur la biosynthèse de l’hème chez les plantes en 1985, le second au Carnegie Institute de Stanford dans l’équipe du professeur Chris Somerville pour une initiation à la génomique d’Arabidopsis en 1999. Danièle Werck est depuis 1995 Directeur de recherche à l’Institut de biologie moléculaire des plantes du CNRS et responsable de l’équipe Cytochromes P450 ainsi que du Département réseaux métaboliques végétaux. Ses travaux sur les cytochromes P450 et leurs fonctions dans le métabolisme végétal (biosynthèse des biopolymères, des terpènes aromatiques et de molécules thérapeutiques, métabolisme des herbicides) l’ont conduite à devenir l’un des principaux acteurs dans ces domaines.

Évolution du métabolisme phénolique de la plante : recherche de nouvelles stratégies d'amélioration de la production de biocarburants

Fellows Fribourg-Strasbourg : Ralf Reski et Danièle Werck-Reichhart
Post-doctorant : Hugues Renault

Le métabolisme phénolique conduit chez les plantes à la synthèse de biopolymères comme la lignine, à celle d’antioxydants, d’écrans UV et de composés suspectés de réguler la croissance de la plante. La forte concentration en lignine et les liaisons qu’elle établit au sein des parois cellulaires sont les principales limitations à l’utilisation de la biomasse végétale pour la production d’énergie. METABEVO a pour objectif de générer des informations et des outils permettant d’améliorer la production de biocarburants ainsi que l’adaptation des plantes à des conditions climatiques plus difficiles. Pour ce faire, il se propose de révéler la structure et le rôle du métabolisme phénolique chez la mousse Physcomitrella patens, une plante ancestrale résistant à des conditions environnementales extrêmes et ne produisant pas de biopolymère complexe, et permettant une ingénierie génétique ciblée. Ce travail devrait révéler des aspects essentiels de l’évolution des plantes lors de la transition de l’habitat aquatique à l’habitat terrestre, et conduire à de nouvelles stratégies pour la production de biocarburant.

France 2030