Université de Strasbourg

Catherine Maurer

Fellowship 2015

ARCHIVE

Catherine MaurerAncienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégée d’histoire, Catherine Maurer est professeur d’histoire contemporaine à l'université de Strasbourg, membre de l’EA ARCHE et membre honoraire de l'Institut universitaire de France. Ses recherches portent notamment sur l’histoire sociale et culturelle du fait religieux en Allemagne et en France. Sur ce thème, elle a publié Le modèle allemand de la charité. La Caritas de Guillaume II à Hitler (Strasbourg, 1999), Religion et culture dans les sociétés et dans les États européens de 1800 à 1914 (Paris, 2001) et La ville charitable. Les œuvres sociales catholiques en France et en Allemagne (Paris, Éditions du Cerf, 2012). Dans des champs d’investigation plus proches du thème de recherche proposé à l’USIAS, elle a publié Une université nazie sur le sol français. Nouvelles recherches sur la Reichsuniversität de Strasbourg (1941-1944) (Strasbourg, 2011) et L’espace rhénan, pôle de savoirs (Strasbourg, Presses universitaires, 2013).

Livres et bibliothèques scientifiques dans l’Europe national-socialiste

Le projet concerne les territoires contrôlés par l’Allemagne nazie mais extérieurs au « vieux Reich » tels que l’Alsace. L’exploitation de fonds d’archives et de sources documentaires spécialisés permet de répondre à plusieurs interrogations. La politique menée par les autorités allemandes est-elle la même en Allemagne stricto sensu et dans les territoires occupés ? Les pratiques des acteurs en matière de livres et de bibliothèques scientifiques sont-elles identiques d’un territoire à l’autre ? Les bibliothèques peuvent-elles continuer à remplir leur rôle dans le développement de la connaissance scientifique ? Les chercheurs s’intéresseront aux mesures prises par le nouveau pouvoir à l’égard des collections existantes (conservation, relégation, destruction...) mais aussi aux politiques d’acquisition (achats légaux ou illégaux, confiscations, pillages...), actuellement au premier plan des préoccupations de la recherche comme de l’intérêt du grand public. Le projet prévoit plusieurs rencontres de chercheurs (séminaires, journée d’études internationale), la mise en valeur d’un fonds documentaire et la préparation d’un ouvrage de synthèse.

France 2030