David Jenkins
Fellowship 2013
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David Jenkins est maître de conférences à l’université d’York au Royaume-Uni. Suite à son doctorat en physique nucléaire expérimentale, il a occupé plusieurs postes de post-doctorant au Laboratoire national d’Argonne et à l’université de Liverpool, avant d'obtenir en 2002 une bourse pour poste d'enseignant avancé EPSRC de 5 ans à l’université d’York. Cela l’a mené à occuper un poste permanent d'enseignant à l’université d’York depuis 2007, puis un poste de maître de conférences à partir de 2010.
Le travail de David Jenkins se situe à la frontière entre la structure nucléaire et l’astrophysique nucléaire (l’origine des éléments chimiques). Il a mené des expériences dans les meilleurs laboratoires mondiaux de physique nucléaire tels que le CERN, ainsi qu’au Japon et en Afrique du Sud. Ses thèmes de recherche comprennent la nucléosynthèse explosive dans les étoiles telles que les nova et les sursauts de rayons X, la structure des noyaux exotiques riches en protons et la coexistence des formes dans les noyaux lourds. Il s’intéresse en particulier aux agrégats alpha dans les noyaux légers, ce qui sera le thème de ses recherches à Strasbourg dans le cadre de cette Fellowship. David Jenkins enseigne l’astrophysique et soutient des projets autour de l’astronomie observationnelle. Il est également engagé dans de nombreuses opérations de vulgarisation scientifique et de communication à destination du grand public. Entre 2007 et 2009, il a obtenu une Fellowship Science-in-Society STFC qui a largement contribué à son engagement public. Il s’est en particulier attaché à développer des cours de formation continue en physique nucléaire et des applications pour les professeurs de lycée. En outre, il préside les travaux du groupe de physique nucléaire de l’Institut de physique britannique (IOP).
Les transitions électromagnétiques dans l'exploration des agrégats dans les noyaux
Post-doctorant : Daniele Montanari
La physique nucléaire connaît une période de renouveau grâce aux faisceaux radioactifs intenses disponibles auprès de laboratoires comme SPIRAL2, en construction à Caen, en Normandie. En parallèle de ces développements, des avancées essentielles dans les technologies des détecteurs pourraient permettre des évolutions radicales dans le domaine. Le noyau atomique est un système complexe à plusieurs corps, qui peut se composer de plusieurs centaines de protons et de neutrons. La structure du noyau et son comportement dans diverses circonstances peuvent se comprendre comme une interaction complexe entre une structure individuelle à particule unique et une structure collective dans laquelle les nucléons agissent de manière cohérente. Une autre manière de décrire le noyau est ce qu’on appelle le modèle à agrégats alpha, où les états nucléaires de certains noyaux légers sont considérés comme des constructions à partir de particules alpha plutôt que de protons et de neutrons individuels. La particule alpha n’est pas une particule fondamentale et se compose de deux protons et de deux neutrons liés entre eux. Toutefois, l'énergie de liaison est tellement forte que la particule alpha peut être considérée comme une particule fondamentale.
Les agrégats (ou clusters) dans les noyaux ont traditionnellement été explorés via l’étude des réactions nucléaires. Ce projet abordera des questions clés en lien avec les clusters alpha en utilisant une nouvelle approche basée sur la recherche de transitions électromagnétiques reliant les états cluster. Le calorimètre PARIS, disponible entre autres grâce au groupe de physique nucléaire de l’IPHC (CAN, Couches et Amas dans les Noyaux) de Strasbourg, promet de révolutionner notre capacité d’étude des transitions électromagnétiques. Ce calorimètre utilise un nouveau matériau scintillateur, le bromure de lanthane, qui a une très bonne résolution énergétique. Des expériences sont prévues à l’IPN d’Orsay ainsi qu'au laboratoire iThemba en Afrique du Sud. Ce projet, qui sera mené en étroite collaboration avec l'équipe « cluster » de l’IPHC (S. Courtin et al.) de Strasbourg, pourrait ouvrir de nouvelles voies en physique nucléaire et connaître d'importantes applications en astrophysique nucléaire, dans les recherches sur l'origine des éléments chimiques.
10-11 février 2014
Cours de l’École doctorale de physique et chimie-physique :
Interface of Nuclear Structure and Astrophysics
dans le cadre de la bourse USIAS du Dr. David Jenkins



