Manfred Heinlein
Fellowship 2012
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Manfred Heinlein a obtenu son doctorat à l’université de Cologne (Allemagne) en 1992 puis, après deux années de recherche dans cette même université, il a rejoint l’Institut de recherche Scripps à La Jolla, en Californie (États-Unis) pour y effectuer des études post-doctorales de 1994 à 1997. Dès son retour en Europe en 1997, M. Heinlein a pris la tête d’un groupe de recherche au Friedrich Miescher Institute (FMI) à Bâle (Suisse). Lorsque le FMI a abandonné la recherche dans le domaine végétal, en 2003, M. Heinlein est devenu professeur de la Fondation scientifique nationale suisse à l’Institut de botanique de l’université de Bâle. La même année, il a obtenu en France un poste de directeur de recherche (DR2) au CNRS, et il dirige depuis 2003 l’équipe de recherche « Trafic macromoléculaire et communication intercellulaire chez les plantes » à l’Institut de biologie moléculaire des plantes (IBMP, CNRS UPR 2357) de l’université de Strasbourg.
Peptides et nanovecteurs dérivés de plantes dans le traitement et l’imagerie des cancers
Post-doctorantes : Sonia Boscá et Caroline Spenlé
Le présent projet de recherche associe la virologie des plantes, la biophysique et la médecine du cancer afin de créer des nanoporteurs dérivant de phytovirus permettant d’apporter, à une forte concentration, des agents anti-tumoraux à des cellules cancéreuses et de tester leur activité thérapeutique sur des cellules cancéreuses en culture et sur des tumeurs chez les souris. Les virus de plantes, dont le mieux connu est le virus de la mosaïque du tabac (TMV), sont très répandus et ne provoquent aucune maladie chez l’homme. Les particules de TMV peuvent être produites en masse par les plantes ou assemblées in vitro et se prêtent parfaitement à des manipulations chimiques et génétiques permettant d’obtenir des particules aux dimensions et aux fonctions thérapeutiques désirées.
Nous allons concevoir des particules fonctionnelles avec des molécules fluorescentes, des peptides spécifiques anti-tumoraux et autres agents thérapeutiques et tester leur applicabilité dans la détection de cancers et leur traitement. Par ailleurs, nous isolerons un peptide à partir d’une protéine codée par le TMV, capable d’interférer avec la division cellulaire chez les mammifères. Nous pensons que ce peptide pourrait servir à la conception d’un nouveau médicament cytostatique contre le cancer, qui pourrait être utilisé en combinaison avec d’autres molécules anti-tumorales exposées à la surface de nanoparticules dérivant du TMV.



