Université de Strasbourg

Écophysiologie de la cognition

Écophysiologie de la cognition : un nouveau champ de recherche intégrative

Fellow USIAS : Carsten Schradin

En raison des changements climatiques, des événements environnementaux extrêmes menacent la biodiversité et sont en train d’engendrer la 6e extinction. Les sécheresses devraient devenir plus sévères à l'avenir, réduisant la disponibilité alimentaire et influençant la physiologie des animaux sauvages. De nombreuses études humaines ont démontré l'influence significative des stresseurs environnementaux sur la cognition. D’autres montrent depuis plusieurs décennies d'impressionnantes capacités cognitives chez les animaux en captivité bénéficiant de conditions idéales, toutefois la mesure dans laquelle la cognition est affectée par le stress environnemental est encore inconnue. L'augmentation des contraintes environnementales due au changement climatique pourrait compromettre les capacités cognitives des animaux en liberté, comme les réponses aux prédateurs, l'intelligence sociale et la prise de décision, et la probabilité d'extinction des espèces risque d’en être sensiblement accrue.

Étonnamment, les chercheurs n'ont pas encore abordé cette question. Les étudiants en cognition possèdent habituellement peu d'expérience de la physiologie, et les étudiants en physiologie ne prennent généralement pas la cognition en considération. Je me propose donc d’étudier la façon dont les tâches cognitives (attention, mémoire spatiale) chez les animaux en liberté sont influencées par leur état physiologique. L’IPHC est un centre international de recherche sur la cognition animale et l'écophysiologie et, en établissant le nouveau domaine de l'écophysiologie de la cognition, il peut permettre à Strasbourg de devenir également un centre de premier plan dans le domaine de la recherche sur le changement climatique.

 

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